juillet 24, 2024
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Politics

Élections 2023: « la CENI n’a pas assuré une transparence adéquate concernant le fichier électoral » (Congrès américain)


Dans une correspondance, le Congrès américain a attiré l’attention du Président Félix Tshisekedi sur le processus électoral en cours en prélude des élections présidentielle, législatives (Nationale et provinciale) et communales prévues le 20 décembre de cette année.

De prime abord, les sénateurs américains ont exprimé leur soutien à la « transparence électorale » et ont fait part de leur préoccupation face à « l’opacité » entourant le processus électoral, y compris le processus d’inscription des électeurs et budget de la CENI.

Dans cette lettre datée du 6 novembre, ces parlementaires disent être préoccupés par le fait que la CENI n’a pas assuré une « transparence adéquate » concernant le fichier électoral.

Le fichier électoral déclaré « fiable » par la Commission électorale nationale indépendante est contesté par l’opposition. Il y a quelques mois, les formations des opposants Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Matata Ponyo et Delly Sesanga, candidats à la présidentielle, avaient organisé des manifestations pour réclamer une refonte de ces organes qui, selon eux, vont mener à la fraude et au chaos. Ils considèrent aussi que le fichier électoral est « fantaisiste », notamment parce que « l’enrôlement » n’a pu avoir lieu dans des territoires en proie aux violences armées et que l’audit a été réalisé en un temps record de cinq jours.

Pour Martin Fayulu par exemple, le fichier électoral actuel « est fondé de toute pièce ». « Le nombre de 43.955.181 d’électeurs donné par la CENI est totalement faux, car il y a dans ce chiffre des millions de fictifs, c’est-à-dire des noms fabriqués, des personnes décédées, des mineurs et d’autres personnes qui ne peuvent pas être électeurs. C’est la raison pour laquelle Monsieur Kadima et son équipe ont refusé l’audit du fichier par un organisme indépendant, craignant la mise à nu de la supercherie », avait déclaré le Président de l’ECiDé.

Outre la fiabilité du fichier électoral, le Congrès américain s’est dit également préoccupé par « l’opacité » qui entoure le budget et les dépenses de la CENI.

« Nous exhortons votre gouvernement et la CENI à publier les données sur les dépenses comme première étape vers l’amélioration du contrôle public et la confiance dans le processus électoral et pour rassurer la communauté internationale sur le fait que la CENI dispose des ressources financières dont elle a besoin pour administrer les élections. Suite aux élections de 2018, les résultats annoncés par la CENI ne correspondent pas aux projections des observateurs électoraux locaux. En outre, les élections de 2018 ont donné lieu à des allégations d’irrégularités généralisées, de privation du droit de vote et de fraude de la part de groupes de la société civile locale », peut-on lire dans cette correspondance.

Tout en saluant l’engagement de la RDC à inviter les organisations internationales à observer les élections de 2023, le Congrès américain dit craindre « sérieusement » que l’intégrité des élections de 2023 puisse être compromise sans une intervention significative du gouvernement pour améliorer les capacités d’administration électorale de la CENI et la restitution transparente des résultats.

« Comme vous le savez, la tenue d’élections crédibles, inclusives et transparentes dans les délais fixés par la Constitution de la République démocratique du Congo est fondamentale pour le développement de la démocratie, de la paix et de la prospérité dans votre pays. Une élection mal administrée nuirait non seulement à ces objectifs, mais mettrait en péril les efforts visant à renforcer nos relations bilatérales, notamment la coopération en matière de sécurité régionale, de protection de l’environnement et de commerce et d’investissement entre les États-Unis et la RDC », ajoute la même lettre parvenue à POLITICO.CD. .

Dans un autre volet, ces parlementaires ont déploré les agressions physiques contre des personnalités politiques, le harcèlement de militants de partis politiques et les détentions arbitraires de membres de la société civile, tels que des journalistes.

Carmel NDEO



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