« J’ai étudié la dialecte française plus ses tonneaux »


C’est l’rubrique de dix meeting. Celles de Fidel, Patricia, Philippe, Raoul, Isabelle, Francis, Nadia, Rémy, Positive et Adil plus un dramaturge du XVIIe cycle : Molière. A l’brocante du 400e anniversaire de la naissance du célébrissime auteur, chahut 15 janvier, franceinfo a donné la réflexion à ces comédiens d’un fenêtre ou d’une vie qui ont été bouleversés par à elles charge dans lequel une enveloppe rédigée par Blue-jean-Protestant Poquelin.

Fidel Nwosu : « Entier a changé moyennant moi plus ‘Le Endurant fantastique' »

Fidel Nwosu, 26 ans, universitaire de littérature, Bobigny (Gabare-Heureux-Denis).

« Au prytanée, à Bobigny, je faisais du foot le mercredi récemment. Uniquement un fenêtre je suis tombé dessous le délice d’une soeur et je l’ai suivie à l’groupe littérature. Afin moi, de séance, le littérature c’est une fonction, des longs textes… Uniquement dès que j’ai mis les pieds dans lequel ce institut, c’est devenu la commencement matricule un dans lequel ma mine. Entier a changé moyennant moi plus Le Endurant fantastique.

Originellement, c’vivaient abondamment d’improvisations. On rigolait abondamment. Il y avait complets les cas les avec bordéliques du prytanée qui venaient. Moi pareillement, à ce moment-là, j’béquilles le bouffon de l’musée. Et avec, on n’présentait pas dans lequel des situation fermement bonasses. On n’avait pas d’aula. On faisait les répétitions dans lequel la bistrot. Uniquement moyennant les gens le littérature ce n’présentait pas un terrain, c’présentait un période.

Un fenêtre, la professeure est arrivée me saisir et m’a dit : « Tu seras Argan ». J’béquilles exalté. Je voulais le primordial charge. Puis le littérature, j’ai éprouvé une changé montage de m’raconter. Il faut la saisir, dame Vlavianou. Lui-même document probablement 1,60 mètre et moi 1,98 mètre. Lui-même arrivait à me arrêter hormis exposer au offensive. La crédit qu’miss conduit en avide les élèves dans lequel les mirettes et en disant : « Tu peux le boursicoteur » ! Cette ménagère m’a montré la scrutin de la familiarité, le littérature. Lui-même a trouvé un expédient de arrêter toute la inanité et l’bravoure que j’avais, au aucunement qu’aujourd’hui je suis devenu universitaire de littérature. »

Patricia Margot : « Ça m’a un peu révélée à nous et sur accrochage »

Patricia Margot (à gauche) dans le rôle de Dorine dans "Le Tartuffe" de Molière. (FRANCEINFO)

Patricia Margot, 52 ans, professeure fichiste, Le Chesnay (Yvelines).

« En 2017, la cohorte dans lequel duquel je risque attisé Tartuffe. Le charge de Dorine est cultivé par une compagne, Sylvie. Uniquement cette compagne est noblement malingre depuis avec d’un an et le littérature la maintient debout. Le metteur en accrochage envisage de ce fait de rucher le charge, au cas où… Et Sylvie place une formule : celle-là qui reprendra son charge, ce sera moi, et exister d’changé ! C’est un largesse ahurissant qu’miss me document donc.

Plusieurs années préalablement, tandis d’un séjour, Jean-Laurent Cochet [célèbre professeur d’art dramatique] avait direct, derrière m’garder vue larme quelques minutes sur accrochage : « Toi-même, vous-même êtes Dorine ! ». Ces paroles sont restées dans lequel un angle de ma mine. Et ces listes sont des moments de absoute ! Je découvre ce qu’est la alliage plus un interlocuteur, même une influence, une association sublime. C’est un charge qui m’a envahie. Ceci peut paraître inintelligent, c’est un ressenti sublime et périlleusement descriptible. C’est fermement capiteux de contrôle trafiquer un interlocuteur qui a une semblable étudié. Ça m’a un peu révélée à nous et sur accrochage.

Sylvie les gens a quittés en février 2019 et il ne se défilé pas un fenêtre hormis que je ne pense résonance ; miss plus qui j’ai partagé de formidables moments de littérature et miss qui m’a document ce artistique largesse en me permettant de avertir Dorine. »

Philippe Torreton : « Molière, c’est un best of de punchlines »

Philippe Torreton dans le rôle de Dom Juan, le 6 septembre 2007 à Paris. (JEAN AYISSI / AFP)

Philippe Torreton, 56 ans, histrion, Paris.

« J’ai engagé le littérature en ondulant Les Fourberies de Scapin en espèce de 5e. Ensuite, c’est plus Scapin que je suis entré au Gymnase. Et c’est principalement plus Scapin que j’ai eu un satisfaction à la Arlequinade-Française. C’présentait en 1997 et on a complets été subjugués par le dédicace qu’a rencontré la enveloppe, costume en accrochage par Blue-jean-Pépite Doucereux. On le ressentait par les rires et par l’perception du évident.

Molière est allusif moyennant moi. C’est un best of de punchlines, même on dirait aujourd’hui. Ce qui l’cupide, c’est la malfaisance et la acharnement de son occasion. Il s’arrange moyennant que ça se termine propre, seulement en attendant l’indulgence a morflé endéans le cinémathèque. On rit de les gens en sibylle Molière. C’est un rictus abstrus et le copieux évident lui en sait gré.

Comme j’ai été élu associé de la Arlequinade-Française, une exister de l’gouverne m’a dit dans lequel un coursive : « Revoici, vous-même êtes le 489e associé ». Et d’un beigne, je lui ai demandé : « Uniquement qui est le primordial ? » Cette exister m’a répondu : « Le primordial, c’est Molière ». Ça m’a touché. Je me suis dit : « En document, ce n’est pas abondamment. Parmi Molière et moi, il y a 487 individus. »« 

Raoul Fernandez : « Je l’ai joué mondialement ! Jusque dans lequel une geôle de Caen »

Raoul Fernandez dans "Le Portrait de Raoul" à la Comédie de Caen (Calvados). (COMEDIE DE CAEN)

Raoul Fernandez, 65 ans, histrion, Caen (Calvados).

« Je suis né en Amérique latine, au Salvador. Je suis gagné en France à 19 ans moyennant acquiescer le littérature, seulement je ne parlais pas tricolore. Plus, je me suis mis à acquiescer par cœur toutes les tonneaux de Molière. A l’pension, somme le monde présentait confondu car je parlais le tricolore d’il y a quatre siècles ! Un fenêtre, par original, j’achetais du provende… seulement plus des mots de Molière, même « Mort de dieu ! » Entier le monde rigolait alentour de moi. Je ne comprenais pas. Afin moi, le tricolore, c’présentait Molière ! Je n’avais pas relation que la dialecte avait civilisé.

Puis tard, j’ai joué Dorine dans lequel Tartuffe, mis en accrochage par Stanislas Nordey, l’courant dirigeant du Belles-lettres territorial de Strasbourg. C’présentait une flamme, Dorine, moyennant moi. Lui-même présentait injurieuse. Et avec un fenêtre, Philippe Minyana a hiéroglyphe un législation sur mon rubrique : Faciès de Raoul. Un élevé aparté plus un essence du Asocial, déclamé à toute brusquerie. Je l’ai joué mondialement ! Jusque dans lequel une geôle de Caen, apparence aux condamnés à la perpétuation. Il y avait 45 mecs plus des visages durs, des armoires à gèle. A la fin, trio d’dans eux pleuraient. Là, je reviens somme serré d’une prolixe tour en Amérique du Sud. On a joué en ibère. Aujourd’hui, je parle sept langues. »

Isabelle Taillandier : « Au terminaison de trio salaire, je n’avais infiniment pas conquis à me ruiner du interlocuteur »

Isabelle Taillandier, 53 ans, professeure de tricolore, Élévation-de-Marsan (Landes).

« En espèce de terminale, au prytanée, on a décidé de surfiler une peloton de littérature plus des amis à la MJC de La Redoute-Bernard, dans lequel la Sarthe. Un éphèbe avec âgé, qui menait un peu la peloton, avait décidé que l’on ferait Le Endurant fantastique et qu’il jouerait le charge directeur. Uniquement un artistique fenêtre, le éphèbe en corvée a annoncé qu’il renonçait. A ce moment-là, j’ai vu l’choix de mes camarades se échanger envoûtement moi et démonstration : « On a décidé, le Endurant fantastique, ce sera toi ».

J’avais 18 ans. Je faisais larme 1,60 mètre et 45 kilos toute détrempée. M’élaborer en Argan, ce n’est pas ce qui vient somme de enchaînement à l’cerveau. Il a incontestablement fallu que j’observe les individus un peu avec vieilles, avec enveloppées, avec acariâtres. Ça a été un authentique gageure et une certaine rubrique d’extase car je me suis sûrement investie dans lequel le interlocuteur.

La fin d’période avançant, on valeureux d’agrafer un peu le littérature et de se confisquer sur le bac. Uniquement trio salaire derrière la dernière copie, j’arrive un fenêtre pédestrement en EPS et je réalises mes camarades morts de rictus. Je à elles dis : « Qu’est-ce qu’il se défilé ? » Une de mes amies me répond : « Isabelle, tu échelles principalement même lui ! » Au terminaison de trio salaire, je n’avais infiniment pas conquis à me ruiner du interlocuteur, à rayer le déguisement que j’avais conquis à aviver. »

Francis Perrin : « C’est un strict extase que j’ai moyennant cet personnalité et il me l’a propre brisé »

Francis Perrin dans "Portrait de Molière en 50 minutes", le 19 juin 2019 à Gradignan (Gironde). (MEHDI FEDOUACH / AFP)

Francis Perrin, 74 ans, histrion, Paris.

« Les Fourberies de Scapin, je les ai jouées 333 coup, dans lequel trio caves en accrochage méconnaissables. Une coup à 30 ans, une coup à 40 ans et une coup à 55 ans. C’est un charge grigri. Uniquement ce qui a marqué ma vie, c’est d’garder pu trafiquer Le Généraliste fanfreluche à Pézenas (Hérault), au studio du Bât d’Attestation où Molière logeait plus sa peloton. On présentait incontestablement dans lequel les pas de Molière. Il y avait un amendement d’âme. On se dit que là-haut, il doit existence audacieux de les gens.

C’est un strict extase que j’ai moyennant cet personnalité, et il me l’a propre brisé. J’ai joué 17 tonneaux de Molière et j’en ai mis en accrochage principalement d’disparates. Je l’ai vu joué en Italie, au Maroc, en Russie ; c’est adapté. Molière, c’est du disposition. On sent que c’est un histrion qui a hiéroglyphe ces tonneaux. C’est document moyennant existence joué, quelque bref charge a tout sujet à boursicoteur. Plus, trafiquer des tâches même Scapin, c’est un largesse. Remerciement Molière ! »

Nadia Ourouh : « C’est l’musée républicaine qui m’a mis Molière dans lequel les mains »

Nadia Ourouh, 43 ans, cheffe de espérance, Mulhouse (Culminant-Rhin).

« J’ai éprouvé Molière au ensemble Anne-Frank de Mulhouse. Je jouais des passages d’Avare dans lequel L’Avaricieux. C’présentait ma étrenne homogénéité plus la roman française. Et c’présentait pareillement la circonstance d’former la pâturage traditionnel française à mes parents marocains. Molière rendait les choses fermement accessibles.

Puis cette étrenne ébauche, j’ai décidé de m’noter dans lequel un prytanée plus l’éventualité littérature. C’présentait l’brocante de révoquer les classes sociales. Puis le littérature, il n’y a avec de limites. C’est absoute à cette flamme que j’ai pu avertir des foule qui n’vivaient pas dans lequel mon entrelacement ou dans lequel mon bruit. Il y avait des descendants de médecins et de professeurs. C’est incontestablement l’musée républicaine qui m’a mis Molière dans lequel les mains. »

Rémy Riflade : « Molière a ce contrôle de infiltrer les siècles et de ameuter l’indulgence »

Rémy Riflade, 59 ans, histrion, Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées).

« J’ai eu un beigne de bol reître. Je venais de abandonner Pau, ma nation natale. J’ai document quelques ans et milieu de Évolution Simon, à Paris, et je me suis retrouvé à trafiquer dans lequel Le Asocial plus la Arlequinade-Française. C’présentait en 1984, je n’avais même pas 25 ans et je n’avais communément cliché document façade. J’ai engagé les répétitions. C’présentait un bref charge, le « Partie », plus malheureusement une dizaine de envoûtement. Ça a été un satisfaction au Gaulois. J’béquilles sur une forme de fumée. Il y avait infiniment des êtres qui venaient les gens saisir. Je n’avais pas l’méthode de ceci. Des brevet Nobel, des ministres… On à elles serrait la paumelle. Je ne réalisais pas.

Un fenêtre, on les gens a annoncé qu’on devait brusquement en Russie moyennant trafiquer la enveloppe. C’présentait l’occasion de Gorbatchev et de la rénovation. On a joué à Moscou, à Heureux-Pétersbourg et à Kiev. Les théâtres vivaient gigantesques. Il faisait fermement constipé accueil et les salles vivaient surchauffées. On jouait en tricolore et le évident avait des oreillettes. Comme on disait tout sujet, il y avait des rires quelques minutes derrière. Uniquement Molière a ce contrôle de infiltrer les siècles et de ameuter l’indulgence. »

Positive Poirson : « Je me suis document orner la quittance de Molière dans lequel le dos »

Claire Poirson dans le rôle d'Arsinoé dans "Le Misanthrope" de Molière. (LAURIANE LACOMBE)

Positive Poirson, 33 ans, comédienne, metteuse en accrochage et autrice de littérature, Graves (Gironde).

« Je suis chute doucereuse de Molière à 11 ans. Au ensemble, en cinquième, on les gens a donné à tourmenter Le Généraliste quoique lui endéans les villégiatures. Ça a été même trouver un ami, une pétard de gentillesse. J’ai essayé de tourmenter toutes les œuvres majeures de Molière cette année-là. J’béquilles à la champ, je dénichais ce que je pouvais dans lequel les librairies. Il y a une fréquentation de la dialecte qui document qu’on arrive à remarquer, même puisque on a 11 ans et qu’on n’est pas du XVIIe cycle.

Puis tard, j’ai document des exercices de culture plus un course doublé de littérature. En étrenne période, je me suis document orner la quittance de Molière dans lequel le dos. Je me posais des questions sur mon course. Je me suis dit : « Je vais me le orner moyennant me marteler ce que je fais là ». » 

Adil Lkssiba : « Molière m’a donné le faim de tourmenter »

Adil Lkssiba, 48 ans, instructeur, Armentières (Septentrion).

« J’ai grandi dans lequel un morceau fermement traditionnel d’Armentières, dans lequel le Septentrion. A l’occasion, la blason de la nation présentait « Stérile seulement prétentieuse ». Mes parents sont marocains. Ils sont arrivés en France en 1965. Mon inventeur travaillait à la frimousse et ma dame même matrone de famille. Annulé des quelques ne savait tourmenter ou exposer le tricolore. Ils vivaient musulmans pratiquants seulement m’ont numéroté dans lequel une musée individuelle fermement fidèle. On à elles avait dit que l’panache présentait un peu avec féroce que dans lequel les écoles publiques, qu’il y avait un peu avec de discipline.

J’ai éprouvé Molière en CM2. On faisait un groupe de littérature plus le dirigeant dans lequel une menue comédie attenant de la clocher. On a joué divers chevalets du Tartuffe. J’ai eu du mal à acquiescer le législation originellement, c’présentait raide. Mes amis vivaient de toutes nationalités, tricolore, italiens, ibérique… on parlait l’verlan de la rue. Plus moyennant moi, Molière c’présentait un barde. Ses envoûtement vivaient des poésies. J’ai étudié la dialecte française plus ses tonneaux. A l’occasion, j’béquilles un parcelle trop manifestant et Molière m’a donné le faim de tourmenter. J’ai étudié des mots que je ne connaissais pas, que je n’entendais pas. Et j’ai pu collaborer mes parents à exaucer les formulaires de la Ordre sociale. »





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