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RDC: État de siège, sous-traitance de la sécurité, absence de DDRC-S, résurrection du M23, LUCHA dénonce un « chaos total » qui règne dans l’Est sous Tshisekedi


Dans son bulletin dénommé « Fatshimetrie », un document rétrospectif qui revient sur les 4 ans, jour pour jour, du régime Tshisekedi, à la tête du pays, le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) monte au créneau et dénonce une insécurité persistante, au Nord-Kivu et en Ituri, dans l’Est agité de la RDC.

Ce document, dans son volet sécuritaire, fait remarquer un chaos total qui règne dans l’Est. De l’État de Siège décrété depuis près de deux ans déjà, de la sous-traitance de la sécurité, l’absence de DDRC-S, LUCHA estime que la stratégie du tout-sécuritaire qui a ressuscité le M23 n’a pas abouti. À l’en croire, les violences continuent et aucun groupe armé n’a été neutralisé.

« À l’exemple de l’état de siège, plusieurs mesures sécuritaires prises par le président Tshisekedi n’ont pas reussi à ramener et imposer la paix dans le pays. Bien au contraire, elles ont aggravé la situation securitaire qui est deja suffisamment fragile et pourraient constituer un réel frein aux efforts de pacification dans l’avenir. La gouvernance sécuritaire de Tshisekedi a renforcé le chaos securitaire à l’Est du Congo », a-t-on lu dans Fatshimetrie.

En clair, pour la LUCHA, après près de 2 ans depuis l’instauration de de l’état de siége, son echec cuisant fait moins de doutes y compris ceux qui l’ont instauré.

« Sans tre exhaustif, il se constate pendant l’état de siège, la poursuite des tueries des civils dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Les pertes en vies humaines à la suite des atrocités des groupes armés au Nord Kivu et en Ituri estimées à 4220 morts selon le barometre sécuritaire de Kivu. Cela représente plus du doble des victimes de l’insécurité dans ces deux provinces sur la période avant l’instauration de cette mesure.

Résurgence du M23 sous Tshisekedi

Complètement défait en 2013, le mouvement terroriste du M23 a violemment réapparu en début 2022. Ce mouvement est l’un des groupes armés pro-Rwanda ayant le plus semé de terreur dans la région de Rutshuru, au Nord-Kivu.

Selon la LUCHA qui tente d’expliquer la genèse de cette réapparition, « Felix Tshisekedi a repris contact avec eux et leur a garanti une amnistie totale ainsi qu’une integration politico-militaire, à en croire, la lettre de son proche collaborateur.

Après les vives protestations des Congolais, LUCHA souligne, par ailleurs, que Felix Tshisekedi a maintenu des rapports privilégiés avec Paul Kagame, « allant jusqu’à lui accorder certaines richesses du pays comme, l’a révélé son conseiller privé, cité par cette structure citoyenne. Tous ces éléments ont occasionné un chaos dans l’Est, note LUCHA.

Dans le même chapitre, à Mambasa et en Irumu, deux territoires de l’Ituri où se déroule l’ opération militaire Shujaa impliquant les forces armées ougandaises, LUCHA indique que les assaillants ADF continuent à semer la désolation en organisant les tueries et les massacres.

Selon les données du KST, cité par LUCHA, au moins 1105 civils ont été tués et 624 enlevés par les ADF au cours de l’année suivant le déploiement de l’armée Ougandaise en RDC. « Ce bilan macabre est légèrement supérieur à celui enregistré l’année avant le déploiement de l’UPDF qui est de 1009 civils tués et 414 enlevés par les ADF », hausse la LUCHA, faisant remarquer que « la cartographie des attaques par l’ADF révèle que l’opération militaire Ougandaise en République Democratique du Congo n’a vraiment pas neutralisé les assaillants mais les a juste dispersés, mettant ainsi en danger des populations.

La force régionale EAC inopérante

Deuxièmement, ce document de la Fatshimetrie publié par la LUCHA révèle que Félix Tshisekedi a autorisé le déploiement d’une force régionale composée des Etats de l’East African Commany (Kenya, Ouganda, Tanzanie, Rwanda, Burundi et Soudan du Sud).

En réaction, LUCHA note que les armées de ces pays cités ci-haut ont commis des crimes en RDC et sont impliquées dans la déstabilisation du pays citant implicitement le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi, qui sont déjà presents militairement en RDC sans, selon cette structure citoyenne, changer la situation.

« Aujourd’hui, la force regionale de l’East African Community apparaît comme la MONUSCO passive et inopérante face au M23 et à d’autres groupes armés. Pure encore, elle assure une sorte de cogestion des territoires congolais avec le M23 lorsque ces derniers disent se retirer de certains villages créant ainsi des espaces tampons », dénonce LUCHA.

En outre, s’agissant d’un plan de DDDRC-S, un dialogue avec les groupes armés qui pourrait aboutir à une intégration générale des miliciens au sein des forces armées et de la police nationale congolaise, LUCHA pense que c’est cette intégration en groupe qui détruit l’armée congolaise et compromet la capacité à protéger le territoire congolais et ses concitoyens. À la limite, LUCHA estime qu’il faut des opérations militaires sérieuses pour neutraliser tous les groupes armés sans interférence.

Serge SINDANI



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