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RDC: Sessanga sollicite le déploiement d’une force internationale pour remplacer les forces de l’EAC et se substituer à la MONUSCO


Dans le cadre de leur mission de rencontrer le Chef de l’État, le Premier ministre, les membres du gouvernement, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, les acteurs politiques, les représentants de la société civile, la communauté diplomatiques, la MONUSCO et le système de l’ONU en RDC, la délégation du Conseil de Sécurité de l’ONU a échangé, samedi 11 mars, avec le député national Delly Sessanga sur la question sécuritaire à l’Est et dans la région des Grands Lacs ainsi que l’évolution du processus électoral en vue des élections générales de 2023.

Sur la question sécuritaire dans l’Est, Delly Sessanga a insisté sur la mise en œuvre de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba du 23 février 2013 qui, selon lui, constituait le cadre de référence le plus transversal et inclusif, en matière de paix, de sécurité et de coopération dans la région. Il a souligné que cet Accord-cadre est privé de visibilité et d’une feuille de route viable pour la paix et la sécurité.

« Les initiatives de paix se démultiplient, sans articulations entre elles, et finissent par se superposer dans la région au plan politique, diplomatique et militaire. Il y a autant de tentatives qu’il y a d’échec. La confusion est totale. La conséquence en est là sur militarisation de la zone, au demeurant abandonnée par l’administration d’État et la justice», a-t-il fait savoir.

Selon Delly Sessanga, toutes les initiatives à l’instar de la mission de la MONUSCO, de l’état de siège sur les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, des opérations militaires bilatérales avec l’Ouganda [ Shuja Ndlr ] ainsi que le déploiement des forces de l’EAC n’ont pas réussi à restaurer la paix dans la sous-région.

Pour lui, dans l’état actuel du conflit, il convient de trouver une solution qui adresse tous les sujets avec une approche à court, moyen et long terme visant à restaurer la paix et la sécurité, en tirant les leçons des défaillances de la mise en œuvre de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et des politiques « improductives » entreprises par la RDC dans la région.

Il s’agit entre autres de l’état de siège proclamé «sans planification et sans financement adéquats » qui, à en croire Sessanga, a délité davantage l’administration publique et territoriale chancelantes; l’intégration «inexpliquée» des pays de l’Est, en contradiction avec l’objectif énoncé dans l’accord d’Addis-Abeba de revitaliser plutôt la CEPGL; les accords bilatéraux de coopération militaire qui ont attisé la méfiance et rivalités entre États de la région; les accords d’exploitation illicite des ressources naturelles engagées par le gouvernement dans la région qui ont accentué la course entre les Etats dans la prise d’intérêt à l’Est du pays, réduit à un État client, en quête de carnet d’adresse contre ses ressources naturelles.

«Il est dès lors impérieux de réévaluer et relancer l’accord-cadre d’Addis-Abeba en tenant compte des éléments et des nouveaux besoins. Il va falloir aussi réexaminer les raisons de l’adhésion de la RDC à l’EAC ainsi que tous les accords bilatéraux signés avec les pays voisins, sans l’implication du Parlement», a-t-il proposé.

En attendant la réorganisation des FARDC, Delly Sessanga a sollicité le déploiement d’une force internationale adaptée au niveau de la menace pour remplacer le déploiement actuel des forces de l’EAC et se substituer à la MONUSCO.

Christian Okende



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