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Violences publiques faites aux femmes à Salamabila : Les députés et sénateurs protestent auprès du ministre des droits humains


Une femme entrain d’être fouettée par la milice de Mai-Mai Malaika.

Les députés nationaux et sénateurs élus de la province de Maniema ont protesté, ce lundi 23 janvier auprès du ministre des droits humains, Fabrice Puela, contre la situation honteuse dont vivent ces derniers jours les femmes et les enfants à Salamabila.

Des images odieuses qui montrent qu’ à la cité minière de Salamabila, dans le territoire de Kabambare au Maniema, des femmes et des jeunes filles fouettées en public au motif qu’elles porteraient des habits jugés obscènes.

Selon Augustin Matata Ponyo, c’est inacceptable de voir les rebelles administrer tout un territoire et que la population se sente abandonnée par l’État qui devrait la protéger. Il appelle, par ailleurs, à plus d’engagement auprès des autorités.

« Nous ne saurons pas dire s’il y a des tireurs de ficelles. On est cependant à mesure d’établir un état des lieux. La population de Kabambare se sent abandonnée. C’est inacceptable lorsque dans un pays qu’une partie de la population se sent abandonnée. C’est inacceptable de notre part de voir que les rebelles commencent à administrer une partie du pays, que le chef rebelle dise j’ai décidé que personne ne porte un pantalon, une jupe courte ou une culotte. C’est inacceptable. Nous sommes venus porter la voix du Maniema et du territoire de Kabambare en particulier parce que la population se sent abandonnée. Il ya des endroits où il n’y a pas de policiers. Le pouvoir a horreur du vide et les rebelles occupent l’espace », a fait savoir cet ancien premier ministre et ce sénateur élu du Maniema en appelant à plus d’engagement de la part des autorités: « Il est important que les ministères de l’intérieur, de la défense, des droits humains puissent expliquer à la population de Maniema: est-elle abandonnée ou pas ? On ne peut dénuder une femme, une fille pour avoir porté une jupe qui arrive aux genoux ».

Et d’ajouter que :

« Le gouvernement provincial n’a rien fait non plus. Imaginez-vous. Le gouvernement provincial prêche pour une collision entre la police, l’armée et la rébellion. C’est inacceptable (…) ».

Cependant, l’homme à la cravate rouge félicite le ministre Puela, qui compte se rendre sous peu dans cette contrée du Pays.

« Nous félicitons le courage du ministre qui veut aller à Kabambare. C’est un activiste des droits de l’homme.

Kivin Arsène Bile



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