février 25, 2024
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Politics

RDC: la CENI dénonce des «imprécisions et la mauvaise foi» du CREFDL dans son étude sur la gestion financière du processus électoral


La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a réagi aux accusations du Centre de recherche en finances publiques et développement local (CREFDL) sur sa gestion budgétaire et des marchés publics liés aux opérations électorales de 2017 à 2023.

Dans son étude intitulée «Rapport final du contrôle citoyen de l’utilisation des fonds alloués aux élections en RDC», le CREFDL a relevé des «manquements» dans l’élaboration et l’exécution du budget de la CENI ainsi que dans la mise en œuvre des marchés publics électoraux.

Face à cette étude du CREFDL, la centrale électorale rejette en bloc ces conclusions tout en dénonçant le « manque de rigueur, des imprécisions et une insuffisance technique ». Elle souligne que les auteurs n’ont pas consulté les « principaux acteurs» ni maîtriser les procédures gouvernementales en matière de finances publiques.

« Des imprécisions, un manque de rigueur mettant en évidence soit, une faiblesse de la méthodologie, soit une insuffisance technique ou encore, un manque d’expertise dans le chef de ses rédacteurs ou encore de la mauvaise foi ; l’étude s’appuie sur un cadre méthodologique inadéquat et ne dispose pas de toutes les informations pertinentes, faute de collaboration avec les principaux acteurs impliqués dans la chaine des marchés publics et des Finances», a relevé la CENI.

Pour la CENI, cette étude s’est risquée dans l’analyse d’un processus budgétaire qu’elle ne maîtrise manifestement pas et, qui se déroule dans un environnement qui ne lui est vraisemblablement pas familier.

Aussi, note-t-elle, les rédacteurs ne se sont pas distingués par la rigueur dans leur travail ;

D’après la Centrale électorale, les affirmations reprises dans ladite étude sont «non fiables, incohérentes, gratuites et erronées».

À en croire cette institution d’appui à la démocratie, le rapport du CREFDL vise à « porter atteinte à son image » et à « justifier tout mouvement subversif».

De ce fait, la CENI dit s’être conformée à la législation sur les finances publiques et avoir organisé les élections de façon «transparente, apaisée et crédible».

Toujours dans son rapport, le Centre de recherche en finances publiques (CREFDL) avait pointé du doigt une hausse inexpliquée de 25% du budget électoral par rapport au précédent scrutin de 2018. En revanche, la CENI a réfuté ces accusations en invoquant sept facteurs justifiant selon elle cette augmentation.

Elle met notamment en avant le nombre plus élevé de candidats, l’organisation pour la première fois d’élections locales directes et indirectes, les conditions logistiques difficiles ou encore l’inflation mondiale.

L’institution dirigée par Denis Kadima souligne également avoir dû voter pour plus de centres d’inscription et de bureaux de vote, et mutualiser ses données avec l’ONIP et l’INS. Elle indique que le coût total des élections est passé de 903 millions de dollars en 2018 à plus de 1,1 milliard pour 2023, mais que les deux cycles ont été entièrement financés sur fonds propres.

Concernant l’inadéquation supposée entre ses marchés et ses plans budgétaires, elle met en avant son indépendance et le respect des procédures.

S’agissant des accusations de surfacturation pour l’acquisition de machines à voter, elle dément le chiffre avancé et indique avoir acheté moins de machines pour un coût inférieur.

Sur les quantités excédentaires de cartes d’électeurs et bulletins de vote, la CENI évoque une contingence pour anticiper d’éventuels imprévus. S’agissant du recours privilégié à un fournisseur, MIRU SYSTEMS, elle précise n’avoir attribué que trois marchés à cette entreprise, dont deux après appel d’offres.

Concernant le remplacement du matériel électoral 2016 jugé fallacieux, la CENI met en avant l’obsolescence de l’ancien kit et affirme que l’acquisition de nouveaux dispositifs s’est faite après une étude la jugeant préférable financièrement.

Si le CREFDL maintient certaines accusations, la CENI apporte donc un éclairage sur ces différentes allégations et s’efforce de justifier sa gestion des marchés publics électoraux, garantissant le respect des procédures légales en vigueur.

Ézéchiel T. Mampuya



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