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A Bujumbura, Mbusa Nyamwisi appelle à la revitalisation de l’accord d’Addis-Abeba


 

 

Le ministre d’Etat à l’Intégration régionale, Antipas Mbusa Nyamwisi a appelé, jeudi 4 mai, à la revitalisation de l’accord-cadre d’Addis Abeba.

Il a lancé cet appel à la réunion des pays signataires de cet accord pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région des Grands lacs à Bujumbura (Burundi).

« La RDC demeure attachée à la lettre et à l’esprit de l’accord-cadre et soutient toute initiative de sa revitalisation qui appelle à une évaluation sans complaisance, franche et sincère », a déclaré Mbusa Nyamwisi.

Dans son discours, le ministre congolais est également revenu sur les clauses intangibles et opposable à tous que contient l’accord cadre d’Addis Abeba.

C’est entre autres, la non-ingérence dans les affaires intérieurs des États voisins, ne pas tolérer, ni fournir une assistance ou un soutien quelconque à des groupes armés, respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale des États voisins.

De ce fait, Mbusa Nyamwisi a martelé le fait que la RDC n’a nullement d’ambitions bellicistes et tient à maintenir un climat de convivialité avec tous les pays d’origine des groupes armés qui écument sa partie Est.

« Il est important de noter que malgré la recrudescence de la guerre provoquée par le M23, soutenu par le Rwanda, la RDC entend maintenir le contact avec les pays d’origine de ces groupes armés et amplifier la campagne de sensibilisation à leur direction afin de trouver une solution définitive à cette question », a-t-il poursuivi.

Mbusa Nyamwiisa a en outre proposé à ces pays : le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda de tendre la main à leurs rebellions qui opèrent dans l’Est de la RDC.

Il dit n’avoir pas compris pourquoi le Rwanda n’a attendu que le moment ou son pays assume la présidence tournante de cet accord pour l’agresser, violant l’engagement régional numéro 3 avec un motif du revisionnisme de principe d’intangibilité des frontières.

Rencontre des ministres des Affaires étrangères des pays signataires

Cette rencontre se tient, depuis ce jeudi, en prélude du sommet du Mécanisme régional de suivi de l’accord-cadre d’Addis-Abeba.

Après l’adoption de l’ordre du jour, les représentants des pays signataires sont passés à l’examen de principales évolutions politiques et sécuritaires, y compris l’état des lieux des processus régionaux de paix.

Les ministres et chefs de délégation ont examiné ensuite le projet de feuille de route pour la revitalisation de l’accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région.

D’autres points ont porté sur l’état des lieux des initiatives pour la mise en œuvre des décisions de la 10e réunion de haut niveau du mécanisme régional de suivi de l’accord-cadre.

Les activités en soutien de l’agenda femmes, jeunes paix et sécurité de différents fora régionaux ont été passées au peigne fin au cours de cette réunion.

Les promesses loin d’être tenues, pense Denis Mukwege

« 10 ans de la signature de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba pour la paix, la sécurité et la coopération en RDC et dans la région. Malgré l’espoir suscité, les promesses sont loin d’être tenues », a souligné jeudi dernier Denis Mukwege.  

Dans un tweet, ce Prix Nobel de la Paix, est d’avis que « la RDC a failli à son engagement à mener des actions concrètes pour entamer une profonde réforme du secteur de la sécurité, incluant l’assainissement de la police, de l’armée et des services de renseignements ».

Pour Denis Mukwege, ces institutions demeurent infiltrées à tous les niveaux à la suite des accords précédents ayant intégré, en vertu du principe d’inclusivité, des éléments des groupes armés rebelles, congolais et étrangers, dans les institutions de la République.



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